Chroniques Nîmoises

Conte – Le mouton déguisé en loup, le canard et le loup (le vrai)

par Thémis Frechet

Le mouton déguisé en loup, le canard et le loup (le vrai)

C’est l’histoire d’un mouton qui, par une journée de grand vent, décida de se déguiser en loup pour faire une bonne blague à son ami le canard.

Il partit donc après avoir mis sa culotte, ses chaussettes et son déguisement se promener dans les bois pendant que loup n’y était pas. Il se rendit à la marre, où à coup sûr le canard y serait. A pas de loup, le mouton déguisé en loup surprit le canard avec un « haouuuuuu, haw han houuuuuu » digne d’un loup de conte de fée du logis. Le canard qui, il faut bien l’avouer, n’était qu’une poule mouillée, failli défaillir sur le champ de marre. Le mouton déguisé en loup, qui n’était pas mauvais bougre, s’empressa de rassurer son ami en bêlant avec un beau “bêêê” qui prouva au canard que le mouton n’était pas vraiment le loup mais le mouton déguisé en loup ! (Bon il aurait pu aussi très bien juste enlever la capuche de son déguisement mais dans la précipitation de l’action il n’y avait pas pensé, cette tête de moineau !).

Le canard apaisé et amusé souhaita à son tour imiter le loup yétu. Et les voilà tous deux partis pattes déçues, ailes dessous pour jouer à qui mieux fait le loup ! La forêt tout entière raisonnait de son plus bel écho au sons des hawou par ci et des hawou par là. Les 2 amis s’amusaient comme larron en foire jusqu’au moment où le mouton déguisé en loup commit un terrible impair. Tout en se promenant dans les bois, il s’exclame « je mets mes bottes » faisant ainsi allusion (comme le début de l’histoire) à la célèbre comptine « promenons dans les bois ». Sauf que, le canard détestait cette comptine parce qu’elle lui rappelait sa cousine l’oie qui faisait la loi tout le temps. Pris dans le tourment de ses désagréments passés, le canard vu rouge et déclarera au mouton déguisé en loup dans une autorité digne d’une maman qui essaie d’être sévère « Je ne veux plus jamais entendre cette comptine, tu m’entends ? Je dis non, non, NOOOON ».

Le mouton déguisé en loup, qui était un grand enfant, vous l’aurez compris, n’écoutait rien et comme en plus cette chanson lui rappelait sa maman qui le berçait un peu trop prêt du mur, il n’allait certainement pas laisser le canard s’adresser à lui de la sorte ! Revenons donc à notre mouton déguisait en loup qui ne l’entendait pas de cette oreille et qui comptait bien pouvoir conter SA comptine autant de fois qu’il savait compter jusqu’à 5 sur ses sabots même s’il n’avait que 4 doigts au bout de chacune de ses 4 pattes ! C’est alors qu’un coup de vent plus fort que les autres fit s’envoler le déguisement de loup du mouton et que la situation dégénéra ! Le canard qui vit son ami en culotte et chaussettes ricana de toutes ses dents qu’il n’avait pas ! Vous imaginez bien que le mouton plus du tout déguisé en loup et vexé comme un poux prit la mouche et décida de moucher ce canard dodu dandinant. N’ayant la répartie suffisante pour rétablir son honneur, il se jeta sur lui avec la ferme intention de casser 3 pattes à ce canard malheur !

Le canard qui n’était pas boiteux canarda le mouton et voilà qu’il tenta de l’étrangler de ses douces ailes, en y laissant, au passage, quelques unes de ses plus jolies plumes. Le mouton ne l’avait pas volé après tout ! Les deux amis, qui à ce moment précis de l’histoire ne l’étaient plus, auraient pu continuer de s’écharper comme cela jusqu’à la nuit, ou pire qui sait …

C’était sans compter sur le loup (le vrai) car il y avait bien un loup dans cette histoire. D’ailleurs, tout le monde sait que quand on parle du loup, il finit toujours par pointer le bout de sa queue. Ce renard de loup (le vrai) qui n’avait pas raté une miette de toute cette histoire était caché derrière l’arbre. Il observait la scène qui se déroulait devant ses yeux de merlan frit avec grand appétit. N’y tenant plus, il bondit de sa cachette en criant « Tadam me voila au milieu de votre ramdam pour vous dévorer ! » …

Mais non, boum badam boum bam le loup (le vrai) trébucha sur une canette de rince cochon (Toi-même tu sais par ces temps obscure de confinement) que le chasseur avait laissait dimanche dernier (parce qu’on était pas encore confiné). L’élan du loup (le vrai) fut stoppé par sa chute qui ne lui permit que de manger le bitume (enfin les pissenlits en l’occurrence). La chair de poule qui saisit le mouton qui n’était plus déguisé en loup et le canard les rapprocha comme au premier jour de leurs amours, heu amitié !

Et de nouveau copain comme cochon, Ils prirent ensemble leur pattes à leur coup et la poudre d’escampette laissant notre loup sur sa faim … sa faim de loup, hein !

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Ecrit par Thémis Frechet

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