Chroniques Nîmoises

Billet du Jour #22

Par Sarah

Sarah nous raconte son confinement. Brin d’humour, réalité sans tabous, tracas et joies du quotidien rythment ses billets.

Écrit le lundi 6 avril 2020.

Ce n’est pas la grande forme ce matin.
J’ai rêvé qu’on mon père était toujours vivant.
Et que tout ce temps il vivait caché…
Ça faisait bizarre de le retrouver, et de faire comme si rien ne s’était passé.
Là, dès le réveil, la blase s’installe. J’aime pas ce genre de rêve qui a l’air tellement vrai.
Mais ça va mieux à partir de 11h.
1h30 au téléphone avec une amie.
Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas parlée autant de temps.
La vie et son rythme effrénée avaient décidé de nous éloigner mais ils n’ont jamais réussi à nous délier.
J’ai décidé de m’évader aujourd’hui, de braver les interdits.
Je n’ai pas pris de risques inutiles, ni pour moi ni pour les miens.
Nous avons profité du soleil confiné en extérieur semi-clos. Bah ça fait du bien !
Ma colère est toujours là. Mais elle déborde moins.
Je tenais à écrire ces quelques lignes, pour vous rassurer.
Je reste debout, et éveillée jusqu’à que tout ce bordel soit fini.
Le confinement ne viendra pas à bout de mon moral. Il me défit.
Je suis née dans un petit corps, mais j’ai une résistance et une force de guerrière.
Je ne suis pas une guerrière qui crée chaos, famine, et misère.
Je suis plutôt le genre de meuf qui même dans l’obscurité trouvera une lumière.
Même épuisée, je trouve toujours l’énergie de me lever.
Je n’ai pas fini de profiter de ma semi liberté.
Entre deux cacahouètes, des olives, et des bretzels, je vous embrasse.

 

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